De la conviction à l’intelligence du cœur

dans Le blog de JPA

Quand le cœur piège l’intelligence par le doute salvateur

 

Les matières estudiantines, le droit pour ma part, ont pu nourrir notre intelligence, à coup de concept, de règles, de fondamentaux bien étayés, de certitudes élémentaires, d’algorithme ou encore de principes hiérarchiques et autres archétypes de la connaissance des choses du monde. On acquiert ainsi « des convictions ».

 

Une fois ceci digéré, il faut vivre, créer, inventer.

 

On a parlé de cerveaux gauches et de cerveaux droits, pour opposer un temps la raison et l’intuition, concept remis en lumière par Jeff Anderson en 2014, qui démontre surtout les connexions évidentes et constantes entre les deux hémisphères. En fait, comme l’explique le physicien Patrick Drouot dans son livre « La révolution de la pensée intégrale » en 2010, l’être évolue dans un système de valeur actif, une structure organisatrice pour la prise de décision au sein d’un cadre neuronal « classique » ; mais c’est la découverte du réseau neuronal du cœur, qui amène à se rendre compte que le cerveau n’est pas le maître que l’on croît !

Blaise Pascal avait anticipé quand il écrivit « Le cœur a ses raisons que la raison ne connait point ».

Popularisé par ce que l’on nomme la « cohérence cardiaque », vous pouvez à loisir faire quelques exercices simples de respiration pour « activer » ce réseau neuronal de votre cœur (40 000 neurones) qui pourrait influencer, considérablement la structure bicéphale de votre moteur de survie quotidienne.

Fort de cette découverte, le droit, la fiscalité, la physique quantique même, pourrait vous apparaître tout à coup moins rigide qu’il n’y parait, et, à tout le moins, vous amener à expérimenter que le cœur introductif d’émotionnel et d’intuition dans le cerveau va ainsi venir déranger ou nourrir, selon votre faculté à intégrer la novation, les schémas par trop classiques des routes un peu toutes faites de notre cher encéphale.

Les modèles disruptifs, qu’ils soient en politique, en marketing ou en vie de couple, sont bien là et leur tourner le dos peut s’avérer dangereux à court ou moyen terme. Pour faire donc écho à mon précédent fil sur la « disruption », il peut être salvateur de s’intéresser aux ressources neuronales importantes dont dispose le cœur. Juste qu’il faut pour cela … réapprendre le sens des choses et des perceptions.

Appréciez donc le dire de nos chers hommes et femme politiques, personnes « de conviction » qui clament à tout va des « je pense que », et qui gagnerait à bien plus souvent dire « il me semble que », introduisant dans le discours républicain une dose salvatrice de doute, un doute humain, émotionnel, une porte vers l’intuition qui plairait à Bergson (Les deux sources de la morale et de la religion).

Le droit et la démocratie cadrent l’individu mais ne le nourrissent pas, cependant que la circulation énergétique entre le cœur et le cerveau, au son de nos hormones préférées, au son des tribuns, des coups de gueules ou autres déclarations d’amour ou de haine, établissent la certitude que nous sommes bien vivants, en quête perpétuelle de cette dynamique, sur le socle indispensable de la connaissance, socle sur lequel je me hisse pour voir plus loin, pour entendre enfin le rire du cœur de mon intelligence.

 

Jean-Pascal AMIGUES
Gérant fondateur AMC

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